Foyers Saint Jean, Saint Jacques et Saint Pierre

Maisons daccueil pour les enfants et adolescents défavorisés dans la banlieue sud de Séoul

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Le “Hanbok” (l’habit traditionnel coréen)

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I Descriptif


L’habit traditionnel coréen se caractérise par ses lignes simples et l’absence de poches.

Le « hanbok pour femme » se compose d’une grande pièce de tissu attachée au niveau de la poitrine qui forme une longue jupe appelée « chima » (soit simple, soit doublée, soit matelassée) et d’une veste nommée « jeogori », plutôt courte, caractérisée par des décorations délicates et les courbes des manches qui rappellent les auvents des maisons traditionnelles coréennes.

Le col blanc, attaché à l’encolure, est amovible et fait contraste avec le reste de la robe. Il participe aussi à l’harmonie de l’ensemble en mettant en valeur la ligne du cou. Une longue pièce de tissu ornementale pend verticalement devant la jupe et forme un nœud au niveau du sternum ; c’est « l’otgoreum ».

Le « hanbok pour homme » est constitué d’une veste courte, plus ample et plus simple que celle des femmes et d’un pantalon, appelé « padji », assez ample pour permettre de s’asseoir par terre sans difficulté, et attaché aux chevilles.

Cet ensemble, dans sa version féminine ou masculine, peut se porter avec un long manteau de coupe unisexe, appelée « durumagi ». Il est complété par les « beoson », chaussettes traditionnelles et les « kkotsin » qui désignent les chaussures de soie, souvent décorées de broderies, principalement de motifs floraux.

Les chaussures jouent un rôle relativement important car elles terminent la ligne élégante de l’extrémité de la jupe.

En ce qui concerne la coiffure, la femme en tenue traditionnelle doit montrer les oreilles et dégager la ligne de son cou, les cheveux attachés en chignon sont une obligation. Le port du chapeau traditionnel pour les hommes est, lui, tombé en désuétude.

L’ampleur du tissu est telle qu’il est facile pendant la saison froide d’ajouter des jupons et plusieurs couches de sous-vêtements ou des vestes matelassées. Autre avantage : il peut être porté pendant toute la durée de la grossesse.

 

II La beauté du « hanbok »


Elle réside dans l’harmonie de ses couleurs et la simplicité de ses lignes. La finition, les broderies de « l’otgoreum » constituent l’un des 3 critères qui définissent la beauté et la qualité du « hanbok ». Les deux autres critères retenus sont la ligne courbe qui forme les manches, « baerae » et le soin apporté à la bande de tissu qui forme le col amovible de la veste. Les plis réguliers de la « chimo » descendent de la taille vers l’extrémité de la jupe pour accentuer l’élégance de l’ensemble.
III Histoire du « hanbok »

Le « hanbok » traditionnel que l’on connaît aujourd’hui est inspiré des modèles portés durant la dynastie « Choson » (1392-1910).

Les premiers rois de la dynastie ont fait du néo-confucianisme l’idéologie dominante ; les dogmes de celle-ci imposaient un conformisme drastique, une organisation sociale extrêmement codifiée, valorisant la sobriété et la modestie. La classe sociale de chaque Coréen (homme du peuple, lettré, aristocrate ou membre de la famille royale) devait être reconnaissable immédiatement par la tenue vestimentaire et ce à tout moment, mais plus particulièrement à l’occasion des mariages et des funérailles.

L’aristocratie portait donc des « hanboks » de couleurs claires en soie, unie ou imprimée de motifs durant les saisons froides et un « hanbok » en toile de ramie (tissu ultra léger, presque transparent fait d’écorce broyée) ou en tissu léger finement tissé pour les saisons chaudes.

En revanche, le peuple était contraint « par la loi » de porter un « hanbok » en chanvre décoloré ou en coton. Pour les grandes occasions et les cérémonies, seules étaient autorisées les couleurs discrètes comme le blanc, le rose clair, le vert clair, le gris, le noir charbon.

La pièce de tissu utilisée pour le « hanbok » des gens du peuple ne pouvait excéder un certain métrage et devait être nouée a droite, les lettrés avaient droit à plus de tissu et le nœud se mettait à gauche…

Le « hanbok » a été porté jusqu’aux années soixante d’une manière très habituelle (surtout à la campagne), mais avec l’occidentalisation du mode de vie, son usage a été rapidement abandonné car les Coréennes le trouvaient inconfortable et peu apte à la vie contemporaine…

Il est aujourd’hui « réservé » aux serveuses de restaurants traditionnels, aux habitants de villages folkloriques ou aux grandes occasions de la vie des Coréens, fêtes traditionnelles du « Chusok », du « Solal », cérémonies religieuses, ou mariages, anniversaires (100 jours du nouveau né, un an du bébé, 61 ans,…).
IV Les types de « hanbok »

Le « hanbok » varie selon l’occasion, le statut social, le sexe et l’age de son porteur :


1 Solal : myeongjeol hanbok

Les Coréens expriment traditionnellement leur respect à leurs parents en se prosternant devant eux le matin du Nouvel An. La tradition veut que les parents comme les enfants portent le « hanbok ».

Le « hanbok » pour enfant se compose généralement d’une veste aux manches couleur arc-en-ciel et d’une jupe pour les filles ou d’un pantalon pour les garçons.


2 Tol hanbok

Le premier anniversaire du bébé, le « Tob » est traditionnellement fêté lors de sa première année afin de lui souhaiter longue vie et bonne santé.

Les garçons portent généralement une veste rosâtre avec de longs rubans bleus, tandis que les filles portent une veste à manches couleurs arc-en-ciel.


3 Hoegabyeon hanbok

La « Hœgabyeon » est la fête organisée par les enfants pour fêter le 61e anniversaire de leurs parents et ainsi leur souhaiter des vœux de longévité, en leur offrant par exemple, sur le « hanbok » une pièce de patchwork « botjagi » de 100 morceaux (correspondant aux 100 ans espérés !).
4 Hollyebok : « hanbok » pour le mariage

Il est très orné et brodé de fils chatoyants. Le nouveau marié porte, outre le pantalon et la veste classique, un « joggi » (gilet), une « magoja » (sorte de surveste) et un « durumagi » (manteau).

La nouvelle mariée porte une jupe souvent verte, une veste généralement jaune et un « wonsam » (long manteau pour la nouvelle mariée). Les couleurs peuvent varier bien sûr, mais en respectant un code immuable : haut et bas sont toujours de couleurs différentes, plutôt contrastées, et suivent les principes complémentaires du Yin et du Yang (mâle et femelle, chaud et froid…).

Pendant la cérémonie de mariage, un code couleur permet de reconnaître la famille du marié (shillang) et celle de la femme (shinbou).

La mariée porte un chignon et un « jokduri », ensemble ornemental ressemblant à un minuscule chapeau carré qui ne sera porté qu’une fois.

Pour les « funérailles », le défunt est vêtu d’un « hanbok » de chanvre beige.

Le port d’un « hanbok » authentique suit donc des règles complexes et demande une attention de chaque instant. C’est pour ces raisons que des versions simplifiées de « hanbok », plus pratiques et plus confortables, ont été introduites dans la vie quotidienne.

De plus en plus de jeunes Coréens veulent exprimer en portant le « hanbok », leur personnalité, en portant un costume qui combine la beauté traditionnelle, le respect des coutumes et la simplicité moderne.

Le succès grandissant du « hanbok » prouve qu’il a su évoluer tout en restant en symbiose avec les goûts traditionnels et les mœurs modernes de la vie contemporaine.

 

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